Hommages







Hymne à la jeunesse



A l'heure où notre société condamne une jeunesse dite «agitée», et sans expérience,

Une jeunesse désirant l'utopie et changer le monde, émerge !

Une jeunesse qui croit encore en un idéal et qui désire faire valoir sa place dans cette société.

Une jeunesse qui refuse ce fatal mépris.

Cette jeunesse revendique l'attention, l'espoir, l'aide, la générosité, les valeurs de notre république.

Cette jeunesse oubliée ou étouffée réclame le droit de penser sans être critiquée inutilement !

Qu'est-ce qui est le plus grave pour notre pays ?

Une jeunesse qui exprime ses idées artistiquement ?

Ou une jeunesse sombrant dans le laisser-aller et dans la décadence ?

Est-il si difficile pour les citoyens Français de reconnaître une place et une notoriété à  sa Jeunesse ?

Doit-on attendre d'avoir 40ans pour exprimer ses idées sans craindre le mépris ?

 

 

 

Hommage



Il s'est déjà  passé plusieurs années depuis cet évènement qui restera à  jamais gravé en moi. Aujourd'hui les souvenirs sont là , témoins d'une bien triste réalité. Certes, « toute rose est condamnée à  une bien triste fatalité, celle de faner » mais si ma raison est contrainte de l'accepter, mon coeur poursuit sa route dans une constante souffrance qui ne cesse de s'intensifier. Les mots manquent pour décrire ce que je ressens. J'avais toujours espéré que les progrès de la science puissent annihiler un beau jour notre mortelle destinée. Un rêve bien naïf d'enfant me direz-vous. Je crois, j'ai la foi, mais tout ceci ne suffit point à  effacer dix-sept ans de vécu avec une personne que l'on adore, tel un Dieu, tel une étoile, puisant en elle une force, toute une joie de vie.

Je fus bercé dans un monde où l'on croque à  pleines dents les instants de bonheur. Mais aujourd'hui j'ai compris que tout bonheur est éphémère. J'ai plusieurs fois imaginé ce moment, sans même parvenir à  approcher la terrible vérité.

A la découverte de cette nouvelle, mon petit monde bien naïf s'est effondré, l'espace d'un instant ma vie venait de basculer dans une totale mélancolie. Les larmes ruisselèrent le long de mes joues, laissant apparaître un visage: le visage de la vérité, visage de la plus intense douleur intérieure.

Un mal qui n'avait pas de remède, qui traverse le temps, chacun d'entre nous. Un fléau que je ne pus malheureusement maîtriser parce qu'il est tout bonnement impossible de lutter contre sa propre nature humaine.

Le remord s'empara de moi, refusant encore en ce jour de m’abandonner. La culpabilité de ne pas avoir été à  chaque instant son idéal, je ne peux que subir mes souvenirs en regrettant les disputes inutiles, toutes ces humeurs passagères et désagréables.

Pourquoi ne pas vivre pleinement l'instant présent ? Pourquoi faut-il attendre de ne plus pouvoir réparer ou de s'améliorer pour prendre conscience de toutes ces affirmations ?

Chaque personne ne dispose que d'une vie, seule exclusivité, unique opportunité. Au diable, les querelles inutiles, les actes regrettables.

Ce n'est pas à la disparition de l'être cher que nous devons faire le point sur nous-mêmes, nous remettre en question, nous améliorer mais bel et bien dès maintenant.

C'est en juin 2004 que ma grand-mère s'est éteinte par la faute du personnel hospitalier qui devrait reconnaître la responsabilité de sa mort, ce qui n'est à  ce jour toujours pas le cas malgré des aveux écrits.

J'ai besoin de cette reconnaissance de faute pour faire le deuil. Sa mémoire ne doit pas rester dans l'oubli. Cette femme âgée respirait à  plein nez cet air de vitalité, bonne vivante, critiquant les discours des hommes politiques et plaçant toujours une pincée d'humour dans ses conversations.

Ce n'est pas Dieu qui me l'a enlevé mais bel et bien des êtres humains dépourvus de remords, traitant les malades comme de vulgaires pierres qu' on laisse tomber. La faute des gouvernements ayant perdu la vue, refusant d'accepter la vérité pour une question d'argent.

Mon proviseur disait que « les blessures physiques cicatrisent et s'oublient mais, à  l'opposé, une blessure morale ne guérit jamais ».

Soyons attentifs à  nos dires. Je ne suis pas parfait, j'ai seulement commis des erreurs au cours de ma vie, dont certaines que je regrette en ce jour et cela pour toujours.

Je n'ai jamais critiqué moralement ma grand-mère et fort heureusement, mais je n'ai pas non plus été constamment sage. Ma devise: «se taire, c'est laisser faire», je l'applique de manière permanente dans la vie quotidienne mais pour la première fois, j'avoue que parfois il vaudrait mieux rester dans le silence et vivre ainsi paisiblement le présent avec les gens que l'on aime.

Ma grand-mère a toujours été là  pour les grands moments de ma vie, de mes premiers pas jusqu'aux portes de mon Baccalauréat, présente dans les moments de joie comme de tristesse, confidente permanente.

Cette femme était exceptionnelle: elle m'aura tout donné, et je lui dois ce que je suis. C'est dans sa demeure que j'ai commencé mon premier ouvrage qui se sera achevé après sa disparition, elle m'encourageait à  le poursuivre, elle croyait en ce livre.

Aujourd'hui je vis pour cette oeuvre qui devient maintenant une affaire de mémoire, elle prend toute sa valeur à  mes yeux. Je dédie donc cet ouvrage à  Ma tendre grand-mère: Solange.

Adrien Fenimore Anderson

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